2011/12/26
«Louceny Camara et la Ceni...constituent un problème pour la Guinée », selon l'Observateur
Le bilan du professeur Alpha Condé, la suspension des activités de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni) reviennent à la Une de la presse guinéenne cette semaine.
L'Observateur nous apprend que Kassory Fofana, l'un des alliés de l'arc-en-ciel « demande le départ de Louceny ». Le journal nous informe que « le leader du parti Guinée Pour Tous (GPT) a suggéré au président Alpha Condé de limoger Louceny Camara à la tête de la Ceni pour éviter, selon lui, de sombrer dans le chaos ». L’hebdomadaire ajoute : « Louceny Camara et la Ceni qu'il dirige constituent un problème pour l a Guinée ».
« Louceny Camara rattrapé par sa date » titre La Lance. Selon cet hebdomadaire :« le 16 décembre, la Ceni a rendu publique une décision qui reporte à une date ultérieure les élections législatives officiellement prévues le 29 décembre » écrit l'hebdomadaire. Qui affirme que « ce report de date ne surprend personne ».
« Marchés publics : Alpha Condé ordonne la revue des contrats gelés et la relance des légaux » relative L'Observateur. Qui explique que « le ministre d’État en charge des travaux publics, le ministre du Contrôle économique et financier et le ministre de l’Économie et des Finances sont autorisés à revoir les contrats gelés des travaux immédiatement conformément aux cahiers de charge ». Le journal rappelle qu'en son arrivée, « le Pr Alpha Condé sur recommandations de la Cour comptes de Paris et des institutions financières internationales, avait ordonné la suspension de tous les marchés attribués sous la transition ». Marchés , pour la plupart surfacturés parfois jusqu'à 256% selon les conclusions des rapports par les experts de la Cour des comptes de Paris au terme de leurs audits.
Dans son éditorial, La Lance revient sur la première année au pouvoir du Pr Alpha Condé. « Un an après que le peuple de Guinée ait investi son premier président démocratiquement élu, depuis, on regrette le bonheur passé. La déception est quasi-générale. Opposition et mouvance partagent le même sentiment : c'est la galère » souligne le médium. Selon lequel, le changement chanté par le Président et son gouvernement tarde à se concrétiser en actes et formulent le vœu pieux : le vrai changement.
La Lance rapporte que le changement devait commencer par le meublement des institutions républicaines, l'organisation des élections législatives démocratiques et transparentes et l'assainissement de la justice devenue de plus en plus dépendante et prompte depuis le lendemain de la marche du 27 septembre 2011. L'hebdomadaire écrit que ce n'est pas 2012 qui s'annonce exceptionnel « d'autant que l'inter centrale syndicale menace d'exercer son droit de grève, le pouvoir continue à fouiner dans ses affaires ».
La Lance publie un mémorandum des Jeunes de la commune urbaine de N'zérékoré. Dans ce mémo, ils dénoncent les conditions de vie misérables de tous les Guinéens et ceux de la région forestière en particulier, de l'injustice manifeste qui se révèle dans l'exécution des travaux de bitumage dans certaines capitales régionales comme N'Zérékoré. A cet effet, ils lancent une alerte « aux autorités compétentes » pour dire: « [ils sont] déterminés plus que jamais à réclamer le bitumage de la voirie urbaine, l'électrification de la ville, l'extension de l'adduction d'eau, l'achèvement des travaux de construction du stade du 3 avril et la construction de l'université de N'Zérékoré sur le site de Gbowola à compter du 7 janvier 2012 ».
Passé ce délai, poursuivent-ils, sans réactions positives des autorités en charge des dossiers nous nous trouverons dans l'obligation « de manifester notre mécontentement conformément aux textes en vigueur notamment l'article 10 de la Constitution ». Les jeunes de N'Zérékore dans ce mémo expliquent que leur « réclamation légitime n'est dirigée contre personne mais pour le bien-être et dans l'intérêt de chacun et de tous ».
« Législatives : Quand Cellou Dalein passionne le débat » titre Le Nimba qui estime que le président de l'UFDG, Mamadou Cellou Dalein Diallo, ne semble pas tirer les leçons de sa cuisante défaite au 2e tour de l'élection présidentielle de 2010, face au Pr Alpha Condé. Pour ce journal, le président de l'UFDG, avec les législatives dont on ignore à quelle date, elles seront tenues, semble s'inscrire encore dans la même logique défavorable pour lui, en disant que « Alpha CONDE et le Rpg ne représentent que 18% ». Pour Le Nimba, Cellou Dalein oublie qu'avec « la transhumance politique dont bénéficie aujourd'hui, le Rpg, il risque de fausser les données auxquelles cellou fait allusion ». En conclusion, l'hebdomadaire souligne que CDD devrait resserrer davantage les rangs de ses militants et militantes et abandonner les théorèmes de Pythagore ou Thalès sinon les mêmes causes risquent de produire les mêmes effets.
Sur le plan économique, Le Nimba nous apprend que « les banques guinéennes retrouvent le sourire ». Alors que la zone euro multiplie rencontres et décisions, rapporte Le Nimba, pour sortir de sa crise financière, le secteur bancaire guinéen présente, plutôt un état rassurant. Au 30 septembre dernier, écrit l'hebdomadaire, « les 13 banques commerciales en activité en Guinée ont présenté un total bilan en augmentation de 39% se chiffrant à 10. 173 milliards de GNF contre 7. 320 milliards sur la même période en 2010 ».
« Syndicats : l’épée de Damoclès au-dessus du régime » titre Eco-vision qui relate que « huit centrales syndicales par le billet de leurs communiqués conjoints, condamnent avec la dernière énergie les actes de violation, de barbarie et de vandalisme perpétrés contre tous les travailleurs de Guinée et la bourse du travail ». Selon l'hebdomadaire économique, elles exigent de l’État le respect de toutes les libertés syndicales et la neutralité du gouvernement. Eco-vision rapporte également que les centrales menacent d'aller en grève si l’État ne cessait pas son « immixtion ».
« Présidence d'Alpha Condé, un bilan annuel en deçà des attentes » titre L'Indépendant. Pour l'hebdomadaire « le moins qu'on puisse, sans démagogie, c'est que le bilan d'un an de gestion du Pr Alpha Condé reste nettement en deçà des attentes des populations guinéennes ». L'Indépendant d'ajouter qu'après un de gestion, « c'est la déception qui se lit sur tous les visages, même dans les fiefs du parti présidentiel. A cause de la politique d'exclusion et de marginalisation, l'arc-en-ciel qui a porté Alpha Condé au pouvoir a finalement volé en éclats au grand dam de ceux qui caressaient l'espoir de la voir se renforcer dans la perspective des législatives ». |